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L’onychomycose – qu’est-ce que c’est ?

Les ongles des doigts et les orteils peuvent être infectés par différents champignons. L’onychomycose est une infection chronique qui attaque et détruit progressivement la plaquette unguéale et le lit de l’ongle. L’onychomycose est souvent longue à traiter. Toutefois, un traitement médicamenteux est inévitable. Une onychomycose non traitée ne disparaîtra pas d’elle-même. Au contraire, elle se développera progressivement et peut même se propager à d’autres parties du corps.

 

Causes de l’onychomycose et risques associés

La mycose des ongles est une des infections fongiques les plus fréquentes chez l’homme, qui affecte bien plus fréquemment les ongles des orteils que les ongles des mains. Environ cinq pour cent des Belges suivent un traitement médical contre l’onychomycose. Le nombre de personnes affectées est probablement beaucoup plus élevé ; 4 à 5 fois plus selon les estimations.

Trois différents types de champignons peuvent provoquer une mycose des ongles :

  • les dermatophytes ;
  • les levures du genre Candida ;
  • les moisissures.

L’onychomycose peut avoir différentes causes. Dans la plupart des cas, ce sont les champignons filamenteux du type Trichophyton rubrum qui causent une infection fongique des ongles. S’ils pénètrent dans le lit de l’ongle par des fissures ou des blessures, ils peuvent rapidement contaminer l’intérieur de l’ongle.

Une mycose des pieds non traitée qui se propage aux ongles est également une cause fréquente d’onychomycose. Celle-ci est rarement transmise par contact direct, par exemple par poignée de mains. L’infection des ongles par des mycoses de la peau est extrêmement rare. Il est beaucoup plus fréquent qu’un champignon se répande à d’autres zones de la peau après une mycose des ongles non traitée ou mal traitée.

 

Qu’est-ce qui favorise le développement de l’onychomycose ?

Le risque de développer un champignon des ongles varie d’une personne à l’autre. Même les jeunes enfants peuvent contracter une infection fongique des orteils et des ongles. Cependant, avec l’âge, le risque d’infection augmente considérablement. Une prédisposition génétique n’est pas non plus à exclure. C’est pourquoi des mesures d’hygiène particulières doivent être prises lorsqu’un membre de la famille souffre déjà d’une onychomycose.

Parmi les facteurs de risque d’onychomycose les plus répandus, on retrouve :

  • des chaussures mal aérées ou trop serrées ;
  • des ongles fissurés ou poreux ;
  • de petites blessures dans la zone péri-unguéale ;
  • les troubles circulatoires (pieds froids) ;
  • le diabète ;
  • l’obésité ;
  • les maladies métaboliques ;
  • l’immunodéficience.

La prise de certains médicaments, comme les antibiotiques ou la pilule contraceptive, peut également augmenter le risque d’infection.

Les bains publics, les douches communes des salles de gym, etc., sont des lieux de prolifération de nombreux agents infectieux. Marcher pieds nus dans de tels endroits, c’est donc s’exposer à un risque accru d’infection.

 

Symptômes : voici comment reconnaître une onychomycose à temps

Plus l’onychomycose est identifiée et traitée précocement, plus les ongles pourront être débarrassés de la mycose rapidement et se régénérer facilement.

Cependant, une onychomycose qui n’en est qu’à ses premiers stades n’est pas facile à identifier. En effet, celle-ci ne se traduit pas par des symptômes perceptibles. Seuls de rares cas sévères d’onychomycose s’accompagnent de douleurs. Les signes extérieurs typiques d’onychomycose sont :

  • une coloration des bords des ongles (principalement des taches blanches ou jaunes) ;
  • une coloration de la tablette unguéale (souvent des taches blanc-gris ou jaune-brun) ;
  • l’apparition de stries ;
  • une surface unguéale irrégulière ;
  • une déformation des ongles ;
  • des ongles cassants ;
  • une tablette unguéale poreuse ;
  • des ongles qui se dédoublent ;
  • une inflammation du lit de l’ongle.

La plupart du temps, l’infection fongique débute au bord de l’ongle. Il est conseillé de consulter un médecin dès les premiers soupçons de mycose. En effet, il est essentiel d’identifier précisément l’agent pathogène afin de pouvoir choisir le traitement approprié.

 

Le traitement d’une mycose exige de la patience

Le traitement de l’onychomycose vise, d’une part, à lutter efficacement contre les champignons pathogènes et, d’autre part, à régénérer complètement les ongles atteints. Pour atteindre cet objectif, un traitement de plusieurs mois est généralement nécessaire. De plus, une observance thérapeutique scrupuleuse est requise pendant toute la durée du traitement. En effet, le risque de récidive d’une infection partiellement éliminée est élevé.

 

Crèmes et vernis efficaces contre l’onychomycose

Des antifongiques spéciaux (antimycosiques) à usage topique sont disponibles sous forme de crèmes, vernis ou sprays. Ceux-ci doivent être appliquées régulièrement sur les ongles affectés pendant un laps de temps prolongé. Bon nombre de ces soins sont disponibles sans ordonnance. Pour un traitement local, la combinaison des substances actives bifonazole et urée est particulièrement indiquée. 

Contrairement aux vernis et aux sprays, les crèmes ont l’avantage de bien pénétrer les zones affectées en ramollissant l’ongle. De plus, elles permettent de traiter plus efficacement la cuticule. Cependant, les vernis ou les sprays sont souvent plus faciles d’utilisation que les crèmes. Il existe des vernis qui doivent être appliqués quotidiennement, mais on en trouve également qui ne doivent être réappliqués qu’une fois par semaine.

Les crèmes comme les vernis ont fait leurs preuves dans le traitement de la mycose des ongles. Cependant, la réussite thérapeutique dépend en grande partie de l’adhérence scrupuleuse au traitement. Étant donné que les spores fongiques peuvent rester cachés dans les ouvertures de la peau et des ongles et y subsister longtemps, le risque de nouvelle infestation en cas de traitement insuffisant ou d’interruption prématurée du traitement est élevé.

 

Administration de comprimés dans les cas les plus sévères

Si le traitement local de la mycose s’avère inopérant ou que celle-ci est à un stade trop avancé, le recours à des comprimés antifongiques s’impose. Dans de tels cas, on prescrit en général des antifongiques à large spectre, qui sont efficaces contre différents types de mycoses. Ces comprimés ont pour effet d’inhiber l’enzyme de croissance de la mycose de manière à limiter sa propagation. De plus, ils éliminent les spores fongiques existantes (effet fongicide). Les comprimés antimycosiques suivants peuvent être envisagés selon le type d’onychomycose :

  • itraconazole ;
  • terbinafine ;
  • fluconazole.

Certains dermatologues recourent également au laser pour traiter l’onychomycose. Cependant, le traitement au laser est controversé par rapport aux formes de traitement médicamenteuses. Aucune étude de grande envergure n’a encore clairement prouvé l’efficacité de ce type de traitement. Cependant, il peut représenter une alternative pour les patients chez qui le traitement médicamenteux n’est pas possible ou a échoué.

 

Certains remèdes maison sont-ils efficaces en cas d’onychomycose ?

On a souvent tendance à recommander des remèdes maison simples pour se débarrasser de la mycose des ongles. Le vinaigre, l’huile d’arbre à thé, le citron, l’alcool, l’ail ou la levure chimique sont tour à tour recommandés. On conseille parfois aussi le dentifrice ou l’urine.

Ces remèdes permettent d’inhiber ou d’éliminer les champignons à des degrés variables. Toutefois, aucun d’entre eux n’égale les antimycosiques habituels et ne représente un traitement véritablement efficace contre l’onychomycose.

Il est préférable de prendre des bains de pieds en complément d’un traitement antifongique local, afin de prendre soin de ses pieds. Certaines herbes médicinales comme la sauge, le souci ou le romarin peuvent être ajoutées au bain.

 

Quelles sont les mesures de précautions à prendre pour prévenir l’onychomycose ?

Pour prévenir une mycose des pieds, vous devez porter une attention toute particulière aux points suivants :

  • Portez des chaussures confortables et bien aérées.
  • Portez toujours des chaussettes ou des collants dans vos chaussures.
  • Ne marchez pas pieds nus à la piscine ou dans les sanitaires publics.
  • Lavez-vous les mains et les pieds régulièrement et consciencieusement.
  • Séchez-vous bien les mains et les pieds (y compris les espaces interdigitaux !)
  • Changez de chaussettes ou de collants tous les jours.
  • En vous lavant les pieds, faites attention aux anomalies éventuelles et n’attendez pas pour en faire part à un dermatologue le cas échéant.

Pendant le traitement de la mycose et après, veillez à désinfecter régulièrement l’intérieur des chaussures que vous portez. Les gants, bas, collants et chaussettes doivent être lavés à une température d’au moins 60°C. Les essuies, gants de toilette et le linge de lit doivent être lavés à 90°C si possible. En effet, à des températures inférieures à 60°C, les champignons vivants ne sont pas complètement détruits, entraînant une possible réinfection. Les textiles qui ne peuvent pas être lavés à une température suffisante doivent être nettoyés avec des antifongiques spéciaux.