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Diabetes mellitus


Aperçu

Qu’est-ce que le diabetes mellitus ? Comment diagnostiquer le diabète ?
Quels sont les symptômes du diabète ? Ne pas traiter son diabète, c’est risqué ?
Quelles sont les causes du diabète ? Comment traiter le diabète ?
Quels sont les différents types de diabète ? J’ai le diabète, que faire ?

 

Il y a plus de 2000 ans, les médecins parlaient déjà de diabetes mellitus (littéralement « écoulement sucré ») lorsqu’ils constataient une présence anormalement élevée de sucre dans l’urine de leurs patients. Par la suite, le terme d’origine gréco-latine est devenu un terme technique utilisé dans le milieu médical pour parler du diabète, une maladie qui a gagné du terrain et compte aujourd’hui parmi les maladies les plus répandues ; selon les estimations, 1 Belge sur 2 serait diabétique.

 


Qu’est-ce que le diabetes mellitus ?

Le diabetes mellitus est une maladie métabolique caractérisée par un excès de sucre dans l’urine. Pas étonnant que l’on parle plus communément de « diabète sucré » ou de « maladie du sucre ».

 

 

Quels sont les symptômes du diabète ?

La glycosurie, présence anormale de sucre dans l’urine, n’est qu’un des symptômes du diabète. Cette maladie métabolique entraîne d’autres réactions de l’organisme, dont les plus courantes sont :

  • une soif intense
  • une sensation de faim soudaine et intense
  • une perte de poids
  • un besoin fréquent d’uriner
  • des démangeaisons
  • des troubles visuels
  • des évanouissements 
  • une vulnérabilité aux maladies infectieuses

Qu’il s’agisse d’un diabète de type 1, maladie auto-immune, ou de type 2, conséquence du mode de vie, les symptômes apparaissent de manière insidieuse et le diabète est donc souvent diagnostiqué de façon fortuite. Il faut attendre plusieurs mois avant que les dommages liés à l'hyperglycémie ne se répercutent sur l'organisme, comme par exemple une rétinopathie (au niveau de la rétine), une néphropathie (qui touche les reins), une neuropathie diabétiques (atteinte du système nerveux) ou encore des troubles érectiles ou menstruels.

 

 

Quelles sont les causes du diabète ?

Du sucre dans l’urine ? Comment est-ce possible ? Et pourquoi les valeurs des diabétiques sont-elles si élevées ? Le problème se situe au niveau de l'insuline, l’hormone qui veille à l’équilibre de la glycémie, taux de glucose contenu dans l’organisme. Elle assure le rôle de « taxi » du sucre dans le sang : elle lie les molécules de sucre et les véhicule vers les différentes cellules de l’organisme où elles sont stockées ou transformées en énergie.

 

Chez les personnes diabétiques, le transport du sucre par l'insuline s'arrête, parfois complètement, et peut créer une sorte de « congestion » : le sucre sanguin appelé « glucose » ne parvient plus jusqu'aux cellules et stagne dans le sang. Cela peut s'avérer mortel, car cet excès de sucre peut boucher les artères et avoir de graves conséquences telles que la cécité, une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébrale (AVC). Les reins sont également énormément sollicités pour éliminer le glucose de l’organisme, si bien qu’à la longue, ils finissent par s’abîmer.

 

 

Les trois types de diabète

On distingue différents types de diabète, selon l’origine de l’excès de glucose dans le sang :

 

Type 1

Dans le cas du diabète de type 1, l’organisme ne produit pas ou pas suffisamment d’insuline. Cette anomalie est due au fait que le système immunitaire attaque son propre pancréas (maladie auto-immune), ce qui perturbe fortement le fonctionnement des cellules responsables de la production d’insuline. Le diabète de type 1, qui apparaît généralement durant l’enfance ou l’adolescence (avant l’âge de 20 ans), est surnommé « diabète juvénile ».

Le traitement privilégié en cas de diabète juvénile est l'injection d'insuline. Adopter un régime alimentaire adapté est également important : les diabétiques de type 1 doivent surveiller la quantité de glucides qu'ils ingèrent pour s'administrer les bonnes doses d'insuline et ainsi éviter tout risque d'hypoglycémie ou d'hyperglycémie.

 

Type 2

Dans le cas d’un diabète de type 2, l’organisme continue de produire de l’insuline en suffisance, mais celle-ci n’est pas reconnue ou acceptée par les cellules responsables de la régulation du taux de glucose dans le sang. Ce phénomène appelé « insulinorésistance » empêche l’insuline de déposer le sucre dans les cellules. L’hormone perd en efficacité et le pancréas en sécrète de moins en moins jusqu’à cesser complètement sa production.

Ce type de diabète survient généralement après 30 ans, bien qu’il touche de plus en plus de jeunes. Les scientifiques y voient le résultat de l’obésité et d’un mode de vie plus sédentaire. Des facteurs génétiques jouent également un rôle dans le développement du diabète de type 2.

Également appelé « diabète non insulinodépendant », le diabète de type 2 ne requiert pas nécessairement l’injection d’insuline. Modifier son mode de vie en bannissant le tabac et l'alcool, en intégrant plus d'activités physiques et en adoptant une alimentation saine peut déjà s'avérer bénéfique.

 

Type 3

Ce troisième type appartient en fait à une classification internationale regroupant huit autres types de diabètes spécifiques. 

Le diabète de type 3 est causé par la prise de médicaments (la cortisone ou les diurétiques notamment), l’abus d’alcool ou une pancréatite chronique. Il peut également être provoqué par certaines maladies auto-immunes ou un déséquilibre hormonal. 

 

Diabète gestationnel, une forme spéciale de diabète

Les changements hormonaux qui surviennent pendant la grossesse peuvent entraîner du diabète. Environ 5 % des femmes verraient leur glycémie augmenter lorsqu'elles sont enceintes, taux qui se rétablit après la naissance du bébé. Si ce type de diabète est en grande partie asymptomatique, il n’en requiert pas moins un traitement (p. ex. une alimentation adaptée et un programme physique comprenant des sports tels que la natation, la gymnastique ou la marche). 

Le diabète gestationnel représente un danger, autant pour la mère que pour le bébé. Les enfants nés d’une mère atteinte du diabète de grossesse ont un risque plus élevé de développer la maladie en grandissant et près de la moitié des mères sont susceptibles de souffrir de diabète de type 2. 

 

 

Diagnostiquer le diabète

Il arrive parfois que le médecin décèle de manière fortuite un taux anormalement élevé de glucose dans le sang. On parle de diabète lorsque :

  • la glycémie postprandiale (après le repas) est supérieure à 11,1 mmol/l
  • la glycémie à jeun est d’environ 6,9 mmol/l
  • le taux d’hémoglobine glyquée, HbA1c, est supérieur à 53 mmol/mol chez l’adulte

Pour dépister un éventuel diabète de type 2, on procède à un test de tolérance au glucose au cours duquel le patient à jeun boit une solution contenant une certaine quantité de sucre. Le taux de glucose est d'abord mesuré à jeun, puis une nouvelle fois deux heures après l’ingestion. Si, lors de la seconde mesure, le taux de sucre dans le sang est égal ou supérieur à 11,1 mmol/l, on parle de diabète.

 

L’autodépistage du diabète

Il existe également des tests de dépistage à faire soi-même. Certains sites internet permettent ainsi d’évaluer rapidement le risque de développer un diabète. Des bandelettes de test de glycémie sont également disponibles sur le marché et révèlent en quelques minutes un excès de sucre dans les urines.

 

 

Ne pas traiter son diabète, c’est risqué ?

À long terme, une concentration excessive de sucre dans le sang abîme les parois des vaisseaux sanguins. Elles deviennent perméables, ce qui peut provoquer des saignements, et s'épaississent en cicatrisant, ce qui peut nuire à la circulation du sang et engendrer des occlusions vasculaires.

Les capillaires, vaisseaux sanguins les plus fins présents dans la rétine, les reins et les nerfs, sont particulièrement vulnérables. C’est pourquoi un diabète qui n’est pas traité peut entraîner des troubles visuels, voire une cécité, une néphropathie ou encore une paresthésie (marquée par des picotements, douleurs et sensations de brûlure) résultant d’un problème nerveux.

Cependant, les gros vaisseaux sanguins ne sont pas à l’abri des ravages du sucre à l’origine de l’athérosclérose.

L'impact dommageable d'un diabète non diagnostiqué sur les organes n'apparaît que longtemps après le dérèglement du métabolisme du glucose par l'insuline. Dans le cas du diabète de type 1 par exemple, près de 80 % des cellules bêta pancréatiques, responsables de la production d’insuline, sont détruites avant l’apparition des symptômes. Parfois, ce n’est qu’après un coma diabétique que le diagnostic du diabète tombe. 

 

Qu’est-ce qu’un coma diabétique ?

Conséquence la plus grave de l’hyperglycémie, le coma diabétique se caractérise par une perte de connaissance et une haleine sentant l'acétone (dissolvant). Dans ce cas, il faut directement appeler les urgences. 

 

Le pied diabétique, qu’est-ce que c’est ?

Les dommages d’une hyperglycémie non traitée sur les vaisseaux sanguins ne s’arrêtent pas là : des plaies peuvent également se former au niveau des pieds et mal cicatriser, voire se muer en ulcères. La raison la plus récurrente d’un pied diabétique est le dérèglement du système nerveux, phénomène qui touche les personnes diabétiques et les empêche de remarquer l’apparition d’une blessure ou une pression trop élevée dans le pied en raison de chaussures trop serrées par exemple. Dès lors, le problème n'est pas traité et peut même s'aggraver.

 

 

Comment traiter le diabète ?

Si le diabète reste une maladie grave dont les conséquences peuvent être importantes, il existe tout de même des traitements. Bien que le diabète de type 2, type le plus répandu, soit incurable, il est possible d’en prévenir ou, du moins, limiter les symptômes.

Toutes les personnes diabétiques ne doivent pas se faire des injections d’insuline. Celles-ci sont principalement destinées aux diabétiques de type 1 (dits « insulino-dépendants ») et à certains diabétiques de type 2 (dits « insulino-requérants ») dont le traitement sans insuline ne suffit plus. 1,5 millions de diabétiques ont régulièrement recours aux injections d’insuline. Les valeurs glycémiques sont déterminantes dans la prise d’insuline, en particulier le taux d’hémoglobine glyquée, HbA1C, qui fonctionne comme la mémoire du contrôle glycémique de l'organisme.

  • Les valeurs moyennes de la glycémie des diabétiques de type 1 excèdent 7,5 % (ou 58 mmol/mol).
  • L’hémoglobine glyquée des diabétiques de type 2 se situe entre 6,5 et 7,5 % (ou entre 48 et 58 mmol/mol). 

Il existe plusieurs types d’insuline, qui diffèrent principalement par leur durée d'action :

  • L’insuline normale : action pendant près de 5 heures.
  • L’analogue de l’insuline : action pendant près de 3 heures. 
  • L’analogue de l’insuline à action prolongée : action pendant environ 24 heures. 

Pour les diabétiques de type 2, un traitement médicamenteux suffit en général. Les antidiabétiques permettent d’abaisser la glycémie et certains permettent également de protéger les reins ou le cœur. Il existe plusieurs familles d’antidiabétiques, ou hypoglycémiants, notamment :

  • les glitazones, qui augmentent la sensibilité des cellules à l’insuline. 
  • les sulfonylurées et les glinides, qui augmentent la production d’insuline.
  • les gliptines, ou inhibiteurs de la dipeptidyl peptidase-4 (DPP4), et les analogues du glucagon-like peptide-1 (GLP-1), qui stimulent le métabolisme.
  • les inhibiteurs de SGLT2, qui favorisent l’excrétion du sucre par les reins.
  • les inhibiteurs des alpha-glucosidases, qui ralentissent la vitesse d’absorption des glucides dans l’intestin.

Cependant, l’insulinothérapie se révèle nécessaire dans de nombreux cas.

 

L’insulinothérapie, comment ça marche ?

Les injections d’insuline permettent à de nombreux diabétiques, principalement à ceux atteints du type 1, de contrôler leur glycémie. Il existe plusieurs dispositifs d’administration, notamment le stylo-injecteur et la pompe à insuline ambulatoire qui libère régulièrement de l’insuline.

Dans le cadre d’une insulinothérapie intensive, la personne diabétique s’injecte une à deux fois par jour de l’insuline à action lente, ainsi que de l'insuline à action rapide lors des repas.

L'insuline doit être administrée en fonction des aliments ingérés, du moment de la journée et des quantités consommées. Ce, afin d'éviter tout risque d’hyperglycémie ou d’hypoglycémie.

 

Symptômes d’une hypoglycémie

Il est essentiel d’agir vite. Le dextrose et les boissons sucrées permettent de faire remonter la glycémie rapidement. 

 

Symptômes d’une hyperglycémie

  • Soif intense
  • Besoin fréquent d’uriner
  • Fatigue
  • Apathie
  • Nausées
  • Vertiges

 

 

J’ai le diabète, que faire ?

Opter pour une alimentation équilibrée et adaptée

Avant, on en trouvait partout : le fameux chocolat sans sucre pour diabétiques. Entretemps, il a été prouvé que certains aliments « sans sucre » contenaient de grandes quantités de matière grasse. Au lieu de s’en remettre aux aliments diététiques, on conseille aujourd’hui d’avoir un régime sain et varié, riche en fruits et légumes et d’éviter la viande et en particulier les acides gras insaturés présents dont regorgent l'huile, le poisson et les noix.

Privilégiez également les fibres alimentaires, que l’on trouve notamment dans les produits céréaliers et les légumineuses, qui modèrent les pics de glycémie après le repas. Elles ont, en outre, un effet rassasiant intéressant pour les personnes qui désirent perdre du poids

 

Faire de l’exercice : moins de poids, moins de risques

Le surpoids est un facteur augmentant le risque de développer du diabète. Mener une vie active permet de garder le contrôle de son poids et de prendre conscience de son corps, un déclic qui peut vous inciter à sortir, à rencontrer d’autres personnes et pourquoi pas, à marcher ensemble.

 

Éviter les substances stimulantes, à commencer par l’alcool et le tabac

L’alcool et le tabac sont deux substances qui s’attaquent aux vaisseaux sanguins, augmentent la pression artérielle et peuvent provoquer de nombreuses maladies, notamment le cancer. Elles sont donc à éviter pour les personnes diabétiques. Si vous parvenez à tirer un trait sur le tabac et l’alcool, vous vous sentirez en meilleure forme et pourrez en profiter pour faire une activité sportive régulière. 

 

Faire un suivi médical régulier

Toute personne diabétique doit régulièrement passer par la case médecin. Ce dernier procédera à un examen médical au cours duquel il mesurera la protéinurie (pour détecter la présence anormale de protéines dans les urines), examinera la réaction des pieds à la pression et les éventuelles plaies, prendra la tension du patient et mesurera le taux de lipides dans le sang.

Consulter régulièrement un ophtalmologue pour examiner l'état de la rétine s'avère également primordial pour les personnes diabétiques.

 

Accepter la maladie

Dans le traitement du diabète, il est non seulement important que la personne prenne ses doses d’insuline, mais également qu’elle accepte la maladie. Les injections d'insuline ne suffisent pas. Le diabète va de pair avec une certaine rigueur de vie, qui implique notamment le contrôle régulier de la glycémie, qu'il ne faut pas prendre à la légère.

 

S’entraider : ensemble, on est plus fort

Les groupes d’entraide peuvent apporter un soutien aux personnes dont le diabète vient d'être dépisté. L’annonce du diagnostic fait parfois l’effet d’un coup de massue, mais il est important de savoir rebondir et de prendre le problème à bras-le-corps. Écouter les conseils d'autres personnes diabétiques peut être salutaire : elles sont la preuve qu'on peut mener une vie épanouie malgré la maladie !

 

 

 

Conseils d'expert

 

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Theresa Holler, pharmacienne en chef, est responsable de « Nos conseils » avec son équipe de pharmaciens. Sur cette page, vous profiterez de notre expertise et trouverez toutes les réponses à vos questions en matière de santé. Chaque thème compile non seulement des informations qui s'appuient sur des données scientifiques, mais également un tas d’astuces et de recommandations. Il vous reste des questions concernant votre santé ? N'hésitez pas à nous contacter.

 

Theresa Holler, pharmacienne en chef chez Farmaline