Qu’est-ce qu’une allergie ?

Une allergie est une réaction de l’organisme au contact d’une substance étrangère de l’environnement.

Presque toutes les protéines sont potentiellement allergènes. Certaines substances allergènes peuvent également entraîner une hypersensibilité à la lumière, de sorte que l’exposition au soleil peut entraîner des réactions allergiques. Les allergènes provoquent une réaction en pénétrant dans l’organisme par les voies respiratoires, par l’alimentation, l’ingestion de médicaments ou le contact avec la peau.

On distingue 4 types d’allergie, suivant le délai de réaction :

  • Allergie de type I (hypersensibilité immédiate) : la réaction se manifeste au bout de quelques secondes ou minutes par une libération immédiate d’histamine et les symptômes qui en découlent (réaction anaphylactique). Le rhume des foins ou l’asthme en sont des exemples.
  • Allergie de type II (cytotoxique) : la réaction se manifeste après 6 à 12 heures à travers la détérioration des cellules du corps. L’anémie hémolytique ou les intolérances aux groupes sanguins relèvent de ce type.
  • Allergie de type III : cette réaction se manifeste après 6 à 12 heures et se caractérise par la formation de complexes antigène-anticorps, ce qui peut entraîner des réactions inflammatoires. Les inflammations vasculaires et articulaires en sont des exemples.
  • Allergie de type IV (hypersensibilité retardée à médiation cellulaire) : la réaction se manifeste au bout de quelques jours et se manifeste par des réactions immunitaires cellulaires. Les réactions aux médicaments ou les allergies cutanées en sont des exemples typiques. Les rejets d’organes après une transplantation relèvent également de ce type.
  • Environ 90 pour cent de toutes les allergies appartiennent à la première catégorie. Les allergies de type IV sont également relativement fréquentes. Les deux autres types d’allergies, par contre, sont très rares.

 

Causes d’allergies

En cas d’allergie, le système immunitaire réagit à certains allergènes d’une manière exagérée (on parle d’hypersensibilisation). Des substances en apparence inoffensives déclenchent alors des réactions violentes. Comment cela se fait-il ?

Au cours de la vie, le corps humain développe une immunité contre certains antigènes de l’environnement. Il peut s’agir de virus ou de bactéries, par exemple. Lorsque nous entrons en contact avec ces substances, les globules blancs produisent les anticorps nécessaires. Cette réaction de défense permet de détruire les antigènes. Chez les personnes allergiques, ce processus ne se déroule pas normalement. Une substance inoffensive est perçue comme dangereuse par le système immunitaire. L’organisme devient hypersensible à certains allergènes. Les anticorps sont produits en trop grande quantité. Les symptômes allergiques sont la conséquence de la libération de l’histamine.

 

Quels sont les symptômes d’allergie ?

Les personnes allergiques éprouvent différents symptômes, comme des inflammations ou des rougeurs cutanés. Les muqueuses sont aussi souvent affectées. Parmi les symptômes allergiques typiques, on retrouve l’écoulement nasal et le larmoiement. Il n’est pas rare que les yeux picotent ou brûlent. Certains symptômes, parmi lesquels les diarrhées, les maux de tête et la fatigue, qu’on aurait facilement tendance à associer à d’autres maladies, peuvent aussi apparaître. La toux est également un symptôme possible. Celle-ci peut dégénérer en crise d’asthme. Dans de rares cas, la réaction allergique est si violente qu’elle donne lieu à un choc anaphylactique.

 

Quelles sont les allergies ?

Hormis les quatre types susmentionnés, les allergies diffèrent aussi par leurs symptômes, le type d’allergène, et les mécanismes qu’ils déclenchent.

 

La rhinite allergique

La rhinite allergique est une inflammation de la muqueuse nasale, causée par des allergènes, qui irrite souvent aussi les yeux. La rhinite allergique est un terme générique qui inclut les formes d’allergie suivantes :

  • l’allergie aux acariens ;
  • le rhume des foins ;
  • les allergies aux animaux.

Ces formes d’allergies ont en commun d’être véhiculées par l’air et d’être causées par la pénétration d’un allergène dans les voies respiratoires.

Selon le type d’allergie, la rhinite allergique peut être persistante ou intermittente. Le rhume des foins, par exemple, survient principalement de façon saisonnière, alors qu’une allergie à un animal perdure en général toute l’année.

 

L’asthme allergique

L’asthme allergique désigne une inflammation des muqueuses des voies respiratoires à la suite de la pénétration d’un allergène. Il s’ensuit un rétrécissement temporaire des bronches, qui peut entraîner une toux, des problèmes respiratoires ou un essoufflement. L’asthme allergique peut être la conséquence d’une rhinite allergique mal traitée. Tout comme la rhinite allergique, l’asthme allergique peut prendre différentes formes et être associé au rhume des foins, à l’allergie aux acariens ou à une allergie à un animal. Ici encore l’allergène est véhiculé par l’air et affecte les voies respiratoires.

 

L’anaphylaxie

L’anaphylaxie (réaction anaphylactique) est une réaction allergique aiguë du système immunitaire qui affecte plusieurs organes simultanément ou l’organisme entier. Le choc anaphylactique est une forme extrême d’anaphylaxie qui peut entraîner une dyspnée, une défaillance des organes et enfin la mort en très peu de temps. Les déclencheurs les plus fréquents de l’anaphylaxie sont les allergies médicamenteuses, les allergies alimentaires et les allergies au venin d’insecte.

Le choc anaphylactique exige une intervention rapide. Voilà ce que vous pouvez faire :

  • Placez la personne souffrant de la réaction allergique en position latérale de sécurité.
  • Surélevez ses jambes.
  • Prévenez le médecin urgentiste.

 

Allergies médicamenteuses

Théoriquement, tous les médicaments sont susceptibles de provoquer des réactions allergiques. Aussi bien les médicaments chimiques que les remèdes naturels. Cependant les réactions allergiques sont en général moins sévères.

Parmi les allergies médicamenteuses, on distingue les allergies réelles, dans lesquelles le système immunitaire est impliqué, et les intolérances médicamenteuses. Ces dernières sont également appelées réactions pseudo-allergiques,car elles s’accompagnent d’une sécrétion accrue d’histamine et présentent les symptômes d’une réaction allergique. Cependant, ces intolérances n’impliquent pas le système immunitaire.

Parmi les médicaments les plus susceptibles de provoquer des réactions allergiques ou pseudo-allergiques, on trouve les substances pharmacologiques suivantes :

  • antibiotiques (surtout les pénicillines) ;
  • antidiabétiques ;
  • médicaments antiépileptiques ;
  • médicaments cardiovasculaires ;
  • produits de contraste ;
  • médicaments anticancéreux ;
  • substances psychotropes ;
  • analgésiques.

Pour beaucoup de médicaments potentiellement allergisants, il existe une alternative courante que le médecin peut utiliser. Si aucune solution de rechange n’est disponible, il convient de consulter un allergologue. Il est essentiel que le médecin soit avisé des réactions allergiques connues et c’est pourquoi les allergies médicamenteuses dûment diagnostiquées ainsi que les allergènes identifiés doivent être inscrits sur un passeport d’allergie que la personne allergique emporte partout avec elle.

 

Allergie aux acariens

Les acariens sont des petits arachnides qui sont présents par millions dans les matelas et les meubles rembourrés et dont les excréments contiennent un grand nombre d’allergènes. Ceux-ci peuvent provoquer différentes réactions, d’un rhume léger à l’asthme allergique.

La présence d’acariens n’est en aucun cas un signe de manque d’hygiène. Les personnes allergiques aux acariens doivent cependant s’entourer de précautions particulières :

  • nettoyer son domicile et passer l’aspirateur régulièrement (si possible avec un filtre à particules) ;
  • nettoyer régulièrement les tapis à l’aide d’un nettoyeur vapeur ;
  • laver fréquemment le linge de lit, les rideaux et autres textiles à une température d’au moins 60° C ;
  • bien aérer les lits et matelas.

Pour éviter le contact avec les allergènes, il est conseillé d’utiliser une housse de matelas anti-acariens. Les personnes souffrant d’allergies aux acariens doivent également veiller à ce que l’atmosphère de la chambre à coucher ne soit pas trop chaude ni humide. Les animaux domestiques doivent également être tenus à l’écart des chambres à coucher.

 

La rhinite allergique

Le rhume des foins est l’allergie la plus fréquente. Elle se traduit principalement par un écoulement et une obstruction nasale, des éternuements sévères et des yeux irrités.

Le rhume des foins peut être déclenché par de nombreux pollens provenant des graminées, des fleurs ou des arbres. Comme ces derniers fleurissent à différentes périodes de l’année, le rhume des foins est généralement une allergie saisonnière.

Les personnes allergiques peuvent utiliser un calendrier des pollens pour anticiper les pics d’émission des pollens allergisants. D’une manière générale, on distingue les espèces à floraison précoce (p. ex. noisetier, bouleau ou aulne) des espèces à floraison tardive (p. ex. armoise et beaucoup de graminées). Les informations concernant les périodes de floraison sont mises à disposition par les services météorologiques et certaines applications. Ces dernières ont l’avantage de pouvoir intégrer un journal des allergies et donc de pouvoir personnaliser les données.

Les personnes souffrant du rhume des foins sont souvent tributaires des caprices de la météo. Lorsqu’il pleut, par exemple, l’exposition au pollen dans l’air est beaucoup plus faible. Le calendrier des pollens peut aider à identifier les allergènes possibles en fonction des symptômes observés.

Pour le traitement du rhume des foins, il existe des antiallergiques qui peuvent être utilisés en cas de symptômes graves. De plus, la désensibilisation, aussi appelée immunothérapie spécifique (ITS), est une méthode qui a fait ses preuves dans de nombreux cas.

Il n’est pas rare que rhume des foins entraîne des réactions croisées avec des allergènes alimentaires.

 

Allergies aux venins d’insectes

Une piqûre de guêpe ou d’abeille est désagréable et douloureuse pour tout le monde. Cependant, si vous souffrez d’une allergie à un venin d’insecte, une piqûre peut avoir de graves conséquences et même entraîner la mort. En plus des abeilles et des guêpes, les bourdons et les frelons peuvent aussi déclencher une réaction allergique par leurs piqûres.

Les symptômes les plus visibles d’une telle allergie sont les suivants :

  • éruption cutanée grave et démangeaisons sur tout le corps ;
  • difficultés de déglutition ;
  • reniflements ;
  • yeux irrités ;
  • gonflement important du visage et du cou ;
  • dyspnée ;
  • tachycardie et anxiété ;
  • perte de conscience et évanouissement.

Si une réaction allergique survient pour la première fois après une piqûre d’insecte, un médecin urgentiste doit être averti dès que possible. De plus, le dard doit être extrait. Si possible, la personne affectée doit être debout et pouvoir respirer librement. Si elle perd connaissance, elle doit être mise en position latérale de sécurité. Si nécessaire, on peut procéder à une réanimation.

Les personnes ayant déjà souffert d’une allergie suite à une piqûre d’insecte doivent toujours avoir leur trousse d’urgence sur eux pendant les mois à risque. Celle-ci contient généralement des antihistaminiques et de la cortisone ainsi qu’une seringue d’adrénaline prête à l’emploi, à utiliser immédiatement en cas de symptômes graves.

 

Allergies de contact

Environ une personne sur cinq est atteinte d’une allergie de contact. Celle-ci se traduit par une réaction de la peau au contact d’un allergène, qui se manifeste par des mécanismes de défense et certains symptômes. Plusieurs milliers d’allergènes de contact sont connus. La réaction cutanée la plus fréquente est l’eczéma. Le nickel, les parfums, les agents de conservation ou le latex sont des déclencheurs très fréquents d’allergies de contact. Les plantes (par ex. l’armoise) peuvent également causer une allergie de contact.

Seul un médecin allergologue est à même de diagnostiquer une allergie de contact. Celui-ci peut confirmer l’allergie au moyen d’un test épicutané.

Aucun traitement par immunothérapie spécifique n’a encore permis de guérir l’allergie de contact, contrairement aux autres formes d’allergie. Par conséquent, la meilleure façon de traiter une telle allergie reste d’éviter, dans la mesure du possible, tout contact avec les substances allergènes. Les crèmes à la cortisone ou les antihistaminiques peuvent être utilisés pour traiter les symptômes les plus aigus.

 

Allergies alimentaires

On parle d’allergie alimentaire lorsque certaines protéines présentes dans les aliments provoquent une réaction allergique du système immunitaire.

Les allergies alimentaires doivent être distinguées des intolérances alimentaires. Ces dernières présentent des symptômes allergiques typiques sans pourtant impliquer le système immunitaire.

Les symptômes typiques d’une allergie alimentaire sont le gonflement (œdème) du visage, des mains ou des jambes. Les troubles digestifs, comme la diarrhée et les vomissements, sont également une réaction secondaire fréquente.

D’une manière générale, on distingue deux types d’allergies alimentaires :

  • L’allergie alimentaire simple consiste en une sensibilisation du système immunitaire à certaines protéines de l’alimentation, qui est souvent associée à des réactions allergiques graves. Elle s’observe principalement chez les enfants et est souvent déclenchée par le lait de vache, les œufs, le blé, le soja ou les noix.
  • À cela s’ajoutent les allergies croisées avec d’autres allergènes, tels que certains pollens, dont la structure protéique est similaire. Les symptômes sont les mêmes. Parmi les principaux déclencheurs d’allergies croisées, on trouve les pommes, les noix, certains légumes et céréales ainsi que les poissons ou les crustacés.

Toute personne souffrant d’une allergie croisée doit être prête à parer aux cas d’urgence. D’autre part, il est important de s’organiser au quotidien de manière à éviter tout contact avec l’allergène.

Dans les cas extrêmes, différents antiallergiques peuvent aider à endiguer les symptômes d’une allergie alimentaire. S’il existe un risque de réactions anaphylactiques sévères, les médicaments et une seringue d’adrénaline prête à l’emploi doivent toujours être à portée de main.

 

Allergies dues aux animaux

Ici, contrairement aux allergies aux poils d’animaux, les déclencheurs de la réaction allergique ne sont pas les poils de l’animal mais certains allergènes, présents par exemple dans la sueur, la salive, l’urine ou les excréments.

Presque tous les animaux peuvent causer des allergies. Les réactions allergiques dues aux allergènes des chats, des chiens, des oiseaux ou des petits animaux sont fréquentes. Les allergies animales donnent souvent lieu à des allergies croisées, c’est-à-dire que les personnes allergiques aux chevaux, par exemple, sont aussi susceptibles d’être allergiques aux chats et à certains chiens.

La plupart des allergies aux animaux sont des allergies de type I. Leurs symptômes typiques ceux d’une rhinite allergique. Dans certains cas, ces allergies peuvent également provoquer de l’asthme allergique ou des réactions anaphylactiques. Une neurodermite peut également être déclenchée ou favorisée par une allergie à un animal.

La meilleure façon de traiter une telle allergie est d’éviter le contact avec les allergènes incriminés. Des antiallergiques peuvent être utilisés pour le traitement de symptômes sévères.

 

Comment identifier une allergie ?

Les premiers signes d’une allergie ne sont pas toujours faciles à reconnaître au premier abord. Les symptômes allergiques les plus légers s’apparentent souvent à ceux d’un simple rhume. La rhinite allergique, comme le rhume, s’accompagne d’écoulements nasaux et d’éternuements fréquents. Par contraste avec ceux du rhume qui s’aggravent progressivement, les symptômes d’une allergie apparaissent en général soudainement et varient énormément en fonction de l’environnement dans lequel on se trouve. Les personnes souffrant d’une rhinite allergique s’exposent à plus de problèmes dans la nature. Le rhume, par contre, s’accompagne souvent de symptômes supplémentaires comme des maux de tête, des courbatures et un état de fatigue générale. En cas de rhinite allergique, les sécrétions sont aqueuses et claires. Dans le cas d’un rhume d’origine virale (rhinopharyngite), celles-ci peuvent prendre un aspect visqueux et verdâtre ou jaune. Les réactions allergiques plus sévères sont généralement plus faciles à détecter. Lorsque des problèmes respiratoires ou des éruptions cutanées aigus surviennent, il est particulièrement important d’identifier le facteur déclencheur.

 

Tests d’allergie

Seul un test d’allergie effectué par un allergologue permet de savoir avec certitude si vous souffrez d’une allergie. De nombreux omnipraticiens, pédiatres, dermatologues ou médecins ORL sont habilités à le faire.

La méthode la plus fréquemment utilisée est la piqûre :

  • Ce test est particulièrement adapté à la détection des allergies de type I, car les réactions se manifestent après un court laps de temps.
  • On y recourt généralement pour détecter une allergie au pollen, aux acariens, aux spores de moisissure et aux allergènes animaux.
  • L’allergologue applique différentes solutions contenant les allergènes habituels, en général sur la peau de l’avant-bras. L’allergologue utilise ensuite une aiguille pour pénétrer légèrement la peau aux emplacements préparés afin que les substances entrent en contact avec les cellules défensives de la peau.
  • En cas de sensibilisation à l’un des allergènes testés, des démangeaisons et des rougeurs, parfois des boutons, apparaissent dans la zone de peau concernée.

 

Les allergies peuvent également être confirmées par prise de sang :

  • Un taux généralement élevé d’immunoglobuline E (IgE) dans le sang est déjà un signe  d’allergie.
  • L’examen des anticorps IgE spécifiques de l’allergène permet de se prononcer sur la nature de l’allergie.

 

Ces tests sont également adaptés au dépistage des allergies chez les enfants. Les enfants soupçonnés d’avoir des réactions allergiques doivent impérativement consulter un allergologue.

 

Le test épicutané représente également une alternative pour les enfants :

  • Il consiste à appliquer les substances allergènes sur la peau grâce à des patchs pendant une période pouvant aller jusqu’à deux jours.

 

Dans certains cas, un test de provocation permettra de confirmer l’allergie :

  • Le test de provocation consiste à mettre les allergènes en contact direct avec les zones du corps concernées, par exemple les muqueuses.
  • Les tests de provocation sont utilisés notamment pour diagnostiquer les allergies alimentaires, les allergies au venin d’insecte ou aux médicaments.

 

Que faire en cas d’allergie ?

Une fois l’allergie diagnostiquée, plusieurs approches s’offrent à vous. La pire stratégie est certainement d’ignorer l’allergie et de subir les désagréments qui l’accompagnent. En effet, les réactions allergiques peuvent s’aggraver avec le temps si rien n’est fait. Par exemple, une rhinite allergique peut évoluer en asthme allergique.

Voici les trois autres approches possibles :

  • l’éviction des allergènes ;
  • le soulagement des symptômes ;
  • la désensibilisation.

 

Éviter les allergènes

Éviter les déclencheurs d’allergies est en général plus facile à dire qu’à faire. Toute personne souffrant d’une allergie ou d’une intolérance médicamenteuse diagnostiquée peut se concerter avec son médecin pour trouver des alternatives réalistes.

Les personnes souffrant d’une allergie aux animaux peuvent éviter les pièces fermées fréquentées par les animaux domestiques responsables de l’allergie. Dans le cas d’une allergie aux acariens ou de certaines allergies de contact, une stratégie d’évitement systématique peut être réalistiquement mise en œuvre. Cependant, les personnes souffrant du rhume des foins, par exemple, auront du mal à échapper complètement aux allergènes incriminés. Il sera seulement possible d’éviter certains lieux à certaines périodes cruciales. Toutefois, il s’avère souvent difficile d’éviter les réactions allergiques en supprimant tout contact avec l’allergène.

 

Atténuer les symptômes d’allergie

Dans les cas où les allergènes de l’environnement ne peuvent être évités, il existe des moyens d’atténuer les effets d’une réaction allergique. Les sprays nasaux ou oculaires, par exemple, peuvent apportent un soulagement en cas de rhinite allergique. Dans le cas de l’asthme allergique, on utilise souvent des antiasthmatiques (par voie inhalée). La cortisone est également utilisée pour traiter diverses allergies, en particulier la dermatite atopique.

Les médicaments permettant de soulager ou même d’éliminer les symptômes d’une réaction allergique sont appelés antiallergiques. Parmi les substances actives les plus efficaces présentes dans ce type de médicaments, on retrouve les antihistaminiques et les stabilisateurs de mastocytes (inhibiteurs de la dégranulation). Tous deux agissent d’une manière différente afin d’empêcher la survenue d’une réaction allergique ou d’interrompre ou développement.

Les antiallergiques, généralement disponibles sous forme de comprimés, sont aussi fréquemment utilisés à titre préventif. Cependant, il est important de garder à l’esprit quon ne recourt pas à ces médicaments dans un objectif thérapeutique, mais uniquement pour lutter contre les symptômes accompagnant la réaction allergique.

 

Approches thérapeutiques pour les personnes allergiques

L’immunothérapie spécifique, aussi appelée hyposensibilisation, désensibilisation ou vaccination contre les allergies, est un traitement visant à développer progressivement l’immunité du sujet contre les substances allergènes. En définitive, le contact avec l’allergène ne devrait provoquer aucune réaction allergique.

L’exposition du système immunitaire au déclencheur de l’allergie sur une longue période de temps permet d’atteindre cet effet. Le système immunitaire peut ainsi s’habituer aux allergènes. Au début, seules de très faibles doses d’allergènes sont administrées hebdomadairement. Puis, la dose est augmentée et les intervalles entre les doses sont réduits. Généralement, l’immunothérapie spécifique se déroule sur plusieurs années.

L’identification précise des allergènes représente une condition importante du succès de la désensibilisation. Les tests d’allergie conventionnels s’avèrent souvent insuffisants. Les tests d’allergie moléculaires permettront d’arriver à un diagnostic plus précis.

L’immunothérapie spécifique est particulièrement indiquée pour le traitement

  • du rhume des foins ;
  • de l’allergie aux acariens ;
  • de l’allergie aux spores de moisissure ;
  • de l’allergie au venin d’insecte ;
  • des allergies aux animaux.